« Prix Nobelles », après l’exposition, le e-book

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No (more) science

20/25 cm
monochrome (noir ou rouge)
20 Euros

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Partageons nos savoirs insurrectionnels – Pas besoin de science

Prix Nobelles

Prix Nobelles
Exposition de linogravures et collages
Par Eva Popo et Mélitruc

médaille nobelle

Nous avons tout.e.s en tête les noms de grand.e.s scientifiques, dont les travaux ont révolutionné les connaissances. La plupart de ces noms connus du grand public sont masculins. Marie Skłodowska-Curie est la seule lauréate de prix Nobel à être vraiment connue du grand public, pour un prix Nobel de Physique en 1903 partagé avec son mari Pierre Curie et Henri Becquerel, puis pour un prix Nobel de Chimie, seule, en 1911.

Les femmes, peu souvent récompensées par des prix Nobel, sont-elles absentes des laboratoires scientifiques ? Les femmes se sont longuement battues pour avoir le droit de faire des études universitaires, puis des doctorats, puis d’être employées à l’université. Aujourd’hui encore, en France, elles sont moins présentes dans le monde de la recherche que les hommes qui occupent 2/3 des postes de chercheur.e.s. Leur travail est moins reconnu que celui de leur collèges masculins. Un problème majeur demeure la reconnaissance des inventions et découvertes faites par des femmes. Ainsi, plusieurs prix Nobel ont été décernés au XXè siècle à des hommes pour des découvertes fondamentales faites par des femmes.

Lise Meitner, Chien-Shiung Wu, Joycelyn Burnell, Rosalind Franklin et Esther Lederberg sont les scientifiques lauréates du « Prix Nobelles » que cette exposition décerne à titre symbolique et réparatoire. Leurs contributions fondamentales aux découvertes couronnées d’un Prix Nobel n’ont pas été reconnues, alors même qu’elles ont dû lutter pour avoir le droit d’exercer une activité scientifique et d’occuper des postes de haut niveau. Leurs carrières furent semées d’embûches dues à leur identité de femme. Dans cette lutte, les scientifiques masculins furent tantôt leurs alliés, tantôt leurs rivaux ou leurs adversaires au sein de leurs équipes et de leurs universités comme dans leur foyer. Aujourd’hui, quelques personnes militent pour leur reconnaissance en demandant que leurs noms soient enfin présents dans les ouvrages d’histoire des sciences.

Avec cette exposition de linogravures et de collages, nous souhaitons interroger la reconnaissance du travail féminin, dans la science et ailleurs. Percevons-nous les usurpations dont nous sommes les complices ou les victimes ?