Une solution. D’après « L’évènement » et pour Annie Ernaux

Dans son livre L’événement (2000) au sujet de son avortement alors qu’elle était jeune étudiante, Anne Ernaux confie : « Si j’avais à représenter par un seul tableau cet événement de ma vie, je peindrai une petite table adossée à un mur, couverte de formica avec une cuvette émaillée où flotte une sonde rouge. Légèrement sur la droite, une brosse à cheveux.  » Elle ajoute :  » je ne crois pas qu’il existe un atelier de la faiseuse d’anges dans aucun musée du monde », et de fait il y a peu de représentations de l’avortement dans l’art ».

Une linogravure pour réaliser à sa place cette représentation d’un évènement que beaucoup de femmes ont en commun et pour en briser l’invisibilisation (sans finir dans un musée).

Linogravure à plaque perdue, deux couleurs en réduction, une au pinceau.

Format A5

10 exemplaires et pas un de plus.

Prix libre conseillé autour de 10-15 euros

Août 2019 des milliers de femmes manifestent dans les rues de Mexico pour protester contre les viols commis par des policiers sur des adolescentes et pour dénoncer l’inaction des autorités face aux féminicides et aux violences sexuelles et sexistes.

Linogravure une couleur, deuxième couleur appliquée à la main.

Format 21cm x 15,5 cm

10 exemplaires (5 sur papier Arches 130g, 5 sur papier Canson 224g)

Prix libre à partir de 10-15 euros

-sans titre-

 

Sofani, empauvring life. ou Popo va à la multinationale. Livre de linogravures et textes.

Sofani est livre témoignage d’une expérience de travail inédite pour son autrice.

Il commence sur ces mots :

« Par le jeu des recommandations, j’ai eu l’opportunité d’une expérience inédite : travailler pour une très grosse boîte « leader mondial de la santé centré sur les besoins des patients ». Disons Sofani (à l’américaine), bien qu’on n’y rigole pas beaucoup. Rire au travail ? Et pourquoi pas?! »

Et se termine sur ceux-là :

« J’ai bien mieux à faire de mes journées que de mettre mon temps et mon énergie à disposition et au profit d’une minorité aussi invisible que privilégiée, même si ce bien mieux ne me rapporte que dalle et que je dois compter l’argent avant de le dépenser. A quoi bon en gagner plus à faire un travail auquel on n’est pas disposé.e, sans disposer de temps pour en faire bon usage, et sans disposer de temps pour ce qui nous importe vraiment ?  »

Cependant il ne parle pas que boulot de merde. Il parle aussi de ce que l’on voit de la ville néolibérale sur son trajet pour aller travailler :  l’accueil de merde que la France réserve à certain.e.s exilé.e.s qui veulent s’y installer, au moins pour un temps.

Il est illustré de 4 linogravures, imprimées à la main.

Le livre est relié à la main, édité en tout petit tirage : 5 exemplaires uniques, 10 pages.

Prix libre à partir de 30 euros (sans les frais de port)

Une version de médiocre qualité imprimé sous les presses de la corep sera bientôt disponible à faible coût.

 

Siphonophorisme

Les siphonophores sont des zooplanctons vivant en eaux chaudes sous la forme de colonies de milliers d’unités et de type « super organisme » : chaque individu.e qui les composent est morphologiquement et fonctionnellement spécialisé.e dans un type de tâche : locomotion, nutrition, reproduction, défense.

Bioluminescent.e.s pour attirer leur proie, urticant.e.s pour se défendre des prédateurices, illes peuvent vivre plus d’un siècle.

3 Linogravures à plaque perdue imprimées chacune en 15 à 30 exemplaires tous uniques, en une à 3 couleurs

Plaque format A5. Papier de couleur noire en 20,5 cm X 15 cm

  • Une couleur : 4 euros
  • Deux couleurs : 7 euros
  • Trois couleurs : 10 euros

Avoir le cul en meurette

 

« Avoir le cul en meurette » est une expression (bourguignonne ?) qui signifie « avoir ses règles ». Cette expression fait référence à un plat bourguignon, les oeufs en meurette, des oeufs pochés servis dans une sauce au vin. Elle fait également allusion au fait que les femmes « indisposées » étaient réputées entraver tout processus de fermentation donc de conservation, notamment du vin, de la production duquel elles étaient écartées de même qu’elles l’étaient de l’entrée à la cuve. Une autre expression « être en salaison » dit la même chose du pouvoir potentiellement putride des femmes menstruées sur les viandes conservées en salaison. Source : Yvonne Verdier,1979, Façons de dire, façon de faire.

Linogravure 1 couleur, encre rouge au pinceau. Format A5.